C'est le scénario où l'article 2.3 du RD 311/2022 se voit le plus clairement. La norme s'applique aux systèmes d'information des entités du secteur privé qui, en vertu d'une relation contractuelle, fournissent des services ou des solutions aux entités du secteur public « pour l'exercice par ces dernières de leurs compétences et prérogatives administratives », et inclut expressément l'obligation de disposer de la politique de sécurité de l'article 12 — qui, dans le cas de ces entités, « sera approuvée […] par l'organe détenant les compétences exécutives les plus élevées ». Et elle ajoute un élément déterminant dans un modèle d'hébergement centralisé : les cahiers des charges doivent prévoir les exigences nécessaires pour garantir la conformité, et « cette précaution s'étendra également à la chaîne d'approvisionnement de ces prestataires ». Autrement dit, ce que vous intégrez compte aussi.
Dans l'Annexe II, ce scénario fait porter le poids sur deux familles du cadre opérationnel. La première est op.ext, services externes, qui inclut parmi ses mesures la protection de la chaîne d'approvisionnement (op.ext.3) et l'interconnexion des systèmes (op.ext.4) — toutes deux graduées par catégorie, celle de la chaîne d'approvisionnement étant exigible dans la catégorie la plus élevée. La seconde est op.nub, services en nuage, dont la mesure op.nub.1, « Protection des services en nuage », s'applique dès la catégorie BASIQUE et se renforce en MOYENNE et ÉLEVÉE. À cela s'ajoute le fait qu'être hébergé sur une plateforme certifiée ne transfère pas sa certification à votre application : elle atteste l'environnement, pas votre logiciel. Votre conformité reste la vôtre, et la répartition des responsabilités entre ce que couvre la plateforme et ce que vous couvrez doit être écrite, car c'est exactement ce qui est révisé.
Le reste de la carte publique aragonaise est complété par le Gobierno de Aragón et ses départements, la Diputación Provincial de Zaragoza, l'Ayuntamiento de Zaragoza, l'Universidad de Zaragoza et l'administration sanitaire régionale ; toutes sont des entités du secteur public au sens de l'article 2.1 du RD 311/2022, qui renvoie à l'article 2 de la Loi 40/2015. La méthode technique est la même pour toutes : catégorisation selon l'Annexe I en évaluant l'impact sur les cinq dimensions de l'article 40.2 — disponibilité, authenticité, intégrité, confidentialité et traçabilité —, analyse des risques avec MAGERIT modélisée dans PILAR, la méthodologie et l'outil du Centro Criptológico Nacional, et mise en œuvre vérifiable des mesures de l'Annexe II, qui regroupe 73 mesures réparties en 16 familles et trois cadres.